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BASES
TRAITEMENTS DU SADAM
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LES TRAITEMENTS OCCLUSAUX DU S.A.D.A.M.Le premier traitement occlusal est souvent la pose d'une gouttière, le plus souvent mandibulaire. Elle doit être réglée régulièrement par le chirurgien-dentiste après les corrections ostéopathiques. Au cours de cette période d'environ une année, le chirurgien-dentiste aura le temps d'établir un plan de restauration occlusale dont les premières indications ont pu être évoquées lors du diagnostic initial. Restaurer l'occlusion perturbée est un vaste chantier. Le temps de restauration sera proportionnel à la gravité de la perturbation et à son ancienneté. Le déséquilibre mandibulaire et postural liés à la malocclusion a provoqué beaucoup de contractures musculaires et de raideur dans le corps, notamment au niveau :
Il faudra, avant de retrouver une position équilibrée de la mâchoire et du corps, environ une année. Pendant cette période il y aura alternances des traitements ostéopathiques et des réglages de la gouttière. lorsque l'équilibre sera stable (c'est à dire que les symptômes auront disparus et que l'équilibre postural ne nécessitera plus de corrections et la gouttière de réglage) il faudra transcrire cet équilibre par l'élimination des causes occlusales du déséquilibre. En un mot : restaurer l'occlusion retrouvée. Langue et posture seront le travail de l'ostéopathe, l'architecture crânio-faciale sera corrigée par l'orthodontiste et l'occlusion par le chirurgien-dentiste. LA GOUTTIÈRE OCCLUSALELa gouttière occlusale est une plaque de résine, réalisée par le prothésiste ou le chirurgien-dentiste, qui vient s'intercaler entre les dents mandibulaires et maxillaires pour rétablir d'une manière artificielle l'équilibre de la mandibule et la guider, au fil du traitement, vers une stabilisation de cet équilibre. Son cahier des charges est très stricte. Elle doit :
Restaurer l'occlusion perturbée est une nécessité absolue avant d'envisager d'enlever la gouttière. Le temps pour obtenir une restauration stable de la biomécanique mandibulaire est proportionnel à la gravité de la perturbation et à son ancienneté. Le retour à une position stable d'équilibre de la mandibule ne peut se faire d'emblée, en raison des muscles qui ont adapté leurs contractions aux déséquilibres. C'est pourquoi la gouttière occlusale est indispensable et que des interventions irréversibles sur les dents (coronoplasties) doivent être bannies avant d'être sûr de la position équilibrée de la mandibule. Il arrive que des patients disent que la gouttière a aggravé leurs symptômes. La gouttière doit suivre un diagnostic précis et se conformer à un cahier des charges très précis. Elle doit être mise en place après la correction des autres étiologies du syndrome de Costen : jambe courte vraie et dyspraxie linguale. La gouttière est un traitement parfaitement réversible. En cas d'échec il suffit de l'enlever pour se retrouver dans la situation de départ du traitement. Rien d'irréversible n'a été réalisé. Si elle présente des avantages certains, elle n'est pas dépourvue d'inconvénients. En premier lieu il faut savoir comment une gouttière doit être conçue et réglée. Une gouttière mal conçue ou mal réglée peut être pire que l'absence de traitement. Beaucoup de patients refusent de porter une nouvelle gouttière, surtout si celles qu'ils avaient portées n'avaient pas donné de résultats positifs. Nous partageons leur avis, mais il faut comprendre que la conception, le réglage et la façon dont la gouttière est portée conditionnent le succès ou l'échec du traitement. Bien des gens ont été les victimes de chaussures qu'ils ne supportaient pas, ce n'est pas pour autant qu'ils marchent pieds nus. Nombre de gouttières s'avèrent plus ou moins iatrogènes parce qu'elles créent des contraintes intra buccales qui vont perturber :
Le temps de port de la gouttièreIl est très important. A l'heure actuelle, beaucoup d'auteurs préconisent un port nocturne uniquement. Ce raisonnement est anti physiologique. Vous viendrait-il à l'idée, si vous avez une luxation d'une articulation de ne porter la contention (plâtre ou attelle) que la nuit, sous le prétexte que ce moyen thérapeutique vous gène dans vos activités ? Nous ne le pensons pas. Or, lorsque le disque de l'articulation s'est luxé, il s'agit d'une véritable luxation qui nécessite une remise en état de tous les tissus de l'articulation, en même temps que le rétablissement des tensions musculaires normales permettent le retour à une position naturelle du disque. C'est pourquoi la gouttière doit être portée 24 heures sur 24. La seule tolérance est de l'enlever au moment des repas. Cette exception n'est pas fortuite ou irraisonnée. Elle vient du fait que, pendant le repas, la présence du bol alimentaire remplace l'interposition de la résine de la gouttière. Et nous avons observé que, au cours de syndromes douloureux, après une période inconfortable de début de repas, à condition qu'il n'y ait pas de mastication de choses dures, la mastication alimentaire pouvait améliorer les douleurs et l'ouverture buccale. Mais il faut que le bol représente un certain volume. Le chewing-gum n'est pas tolérable. Les réglages de la gouttièreLe bon réglage d'une gouttière est la condition du succès de cette thérapeutique. Nous pouvons affirmer que les échecs des traitements par gouttière sont dus, le plus souvent au mauvais réglage de celle-ci. Comment faut-il procéder ? Il faut distinguer le premier réglage, celui de la première mise en place et les suivants. Au cours du premier réglage il faut respecter un ordre de travail immuable :
Après ces premières vérifications, qui pourront amener le praticien à demander à son prothésiste de refaire la gouttière, commence le premier réglage de la gouttière. Mémoriser la déviation de la mandibule à l'ouverture, la différence de hauteur des omoplates et l'amplitude de l'ouverture buccale. Au moyen d'une pince le dentiste vient intercaler un papier coloré très fin entre les dents postérieures et demande au patient de mordre sur le papier. Puis il va examiner la gouttière pour limer ce qui doit être enlever : Toutes les traces qui ne sont pas dans la gouttières masticatrices. Toutes les traces de papier qui sont fortement marquées et qui représentent des zones de prématurités dentaires. Toutes les traces au niveau des incisives et des canines. Il ne doit pas y avoir la moindre contact à ce niveau, le papier intercalé dans cette région ne doit pas être retenu par le fait que les dents soit serrées. Lorsque les traces des dents postérieures sont semblables des deux côtés, on considère que l'occlusion statique du serrement des dents est restaurée. Restaurer l'occlusion dynamique de la latéralité en intercalant un papier de couleur différente (pour dissocier les traces du précédent réglage sur la gouttière) sur un côté et demander au patient de faire glisser sa mâchoire, latéralement, de ce côté. La trace laissée, sur la gouttière, par ce mouvement, ne doit se situer qu'au niveau de la canine du côté où le mouvement se produit. Puis faire la même manœuvre de l'autre côté. Le mouvement doit s'effectuer facilement et être de la même amplitude des deux côtés. Restaurer le guide incisif en intercalant un papier d'un troisième couleur entre la gouttière et les incisives maxillaires. Demander au patient d'effectuer une propulsion de sa mâchoire. Les traces laissées sur le gouttière ne doivent se situer que sur les incisives centrales et le mouvement de doit pas présenter de déviation latérale. A la fin de ce réglage il faut obtenir les éléments suivants :
Compte tenu des 5/ 100e de mm il vaut mieux diminuer qu'augmenter. Il faut donc meuler la gouttière du côté opposé à la déviation à l'ouverture. La fréquence des réglages : Il n'y a pas de règle en la matière. Il faut s'adapter au patient et à la gravité de son cas. La plupart du temps un réglage bimensuel est suffisant, mais certains cas particulièrement aigus peuvent être justiciables d'un réglage pluri hebdomadaire. Il ne faut prendre en compte que la douleur du patient et l'analyse des modifications de l'équilibre obtenu lors du précédent réglage. A ce titre il faut considérer que le traitement du S.A.D.A.M., par les contraintes thérapeutiques qu'il exige ainsi que par la nécessité de rassurer et de soutenir psychologiquement le patient, n'est pas rentable financièrement pour le praticien. Certes il existe certains "spécialistes" qui n'hésitent pas réclamer des honoraires qui ne correspondent pas toujours au service rendu à leur patient. Ce qui ajoute, à une détresse physique, une détresse financière propre à démoraliser un peu plus le patient. Surtout si le résultat n'est pas à la hauteur de ses espérances. La fin du traitement par gouttière La gouttière ne peut être enlevée que lorsque tous les symptômes ont pratiquement disparu et que la gouttière n'a plus demandé de réglage pendant une période d'environ deux mois. Le dentiste aura réalisée une étude de la nouvelle position de la mâchoire et déterminer les dents qui sont à l'origine du déséquilibre constaté au début du traitement. Il devra supprimer toutes les causes de ce déséquilibre par tout moyen conforme à l'art dentaire. ConclusionL'occlusion, dont je viens de donner les bases contribue grandement à l'équilibre de la mâchoire et au maintien d'articulations temporo-mandibulaires saines. Elle doit être la préoccupation majeure de chaque dentiste. L'occlusodontie a été prônée comme une spécialité alors qu'elle devrait être appliquée tout au long de la journée par le dentiste. |
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